POÈMES Extraits du recueil Le chemin de l’homme (1972) Karl RISTIKIVI

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Le chemin du lézard aussi laisse une trace sur la pierre,
même si nous ne la voyons pas.
Chaque pensée qui vient et va
persiste quelque part intacte.
Ce que tu as offert avec le sourire
un jour peut-être finira,
mais le sourire demeure.
La joie que tu n’as pas su saisir
reste en attente éternellement,
Même les mots qui n’ont pas été prononcés
ont été dits en pensée
et mis quelque part en réserve.
Comment sinon le petit nombre de nos jours
peut-il remplir les greniers infinis du temps ?
Comment sinon un seul instant
peut-il déplacer une pierre ?

Celui à qui il a été peu donné
le porte sur son cœur.
Celui à qui il a été beaucoup donné
le laisse perdre entièrement.

Tous les chemins sont égaux en longueur dans le temps.

Traduit de l’estonien par Jean-Pierre Minaudier

http://www.litterature-estonienne.com/ristikpoemes.html

Parole de Le Cœur D’un Enfant: Michel Jonasz

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Le cœur d’un enfant c’est grand
Des vaisseaux spatiaux s’y baladent
Et si leurs Mamans tombent malades
Elles guérissent en regardant dedansOn y voit des goélands
On y boit des rivières d’orangeade
En écoutant les galopades
D’un cheval pur-sang

Le cœur d’un enfant c’est grand
L’amour s’y déverse en cascade
L’ours blanc fait des glissades
Sur la seule neige du monde qui dure vraiment

Le cœur d’un enfant c’est grand
Le temps s’y transforme en espace
Et l’espace en un instant
Peut dev’nir le temps qui passe

On croise un éléphant blanc
Deux indiens en embuscade
Un troupeau d’élans qui gambadent
Un cheval pur-sang

Le cœur d’un enfant c’est grand
On y voit la lune qui s’déplace
On y voit le bleu firmament
Dans l’coeur d’un enfant y’a d’la place

Le cœur d’un enfant… c’est grand

LE PAON, LA MYTHOLOGIE , LES RELIGIONS

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Selon une légende indienne, à l’origine les paons mâles avaient un plumage brun et
terne. Seule la longueur de leurs plumes les distinguait des femelles. Un jour un paon
aperçut INDRA qui courait comme si un démon était à ses trousses et lui en demanda la
raison. INDRA répondit dans un souffle qu’effectivement il était pourchassé par le terrible
RÂVANA et malgré ses armes il préférait ne pas s’exposer inutilement. Comme RÂVANA
arrivait en courant, l’oiseau déploya rapidement sa large queue et INDRA put ainsi se
dissimuler derrière. RÂVANA passa sans rien remarquer. Une fois le danger passé, INDRA
remercia le paon et lui offrit des plumes aux merveilleuses couleurs. On dit aussi qu’il
devint le héros d’ INDRA et que son cri perçant annonce l’orage.
Le paon est également la monture de PÂRVATI, l’épouse de SHIVA, et de SKANDA,
le Dieu de la guerre, un des fils de SHIVA. Profitant que SHIVA était occupé , le géant
TÂRAKA en avait profité pour semer le trouble. SKANDA, nommé chef des armées par les
dieux, le provoqua en duel et le pourfendit avec son épée.
D’une moitié de son corps naquît le paon et de l’autre le coq.
C’est donc ainsi que la paon est devenu la monture de
SKANDA et le coq (belliqueux ) son enseigne.

Jardin du Grand Rond

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Au XVIIIème siècle, Toulouse a pour projet d’embellir la ville. Les jardins naissent à cette époque, reliant la ville à la campagne. Le Grand-rond fut d’abord pensé autour d’un grand espace semé de gazon, s’inspirant des Bowling Green anglais, lieu où l’on joue aux boules. Il prend ainsi

le nom de  » Boulingrin « . Diverses essences végétales l’agrémentent telles ormes, tilleuls, cèdres,… Des statues et un kiosque à musique l’embellissent et offrent une promenade romantique. Depuis ses passerelles suspendues au-dessus du boulevard, déambulez vers le jardin des Plantes ou le jardin Royal et faîtes votre plein de verdure !

http://www.toulouse-tourisme.com/offre/fiche/patrimoine-culturel/jardin-du-grand-rond/PCUMID031FS0007B