POÈMES Extraits du recueil Le chemin de l’homme (1972) Karl RISTIKIVI

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Le chemin du lézard aussi laisse une trace sur la pierre,
même si nous ne la voyons pas.
Chaque pensée qui vient et va
persiste quelque part intacte.
Ce que tu as offert avec le sourire
un jour peut-être finira,
mais le sourire demeure.
La joie que tu n’as pas su saisir
reste en attente éternellement,
Même les mots qui n’ont pas été prononcés
ont été dits en pensée
et mis quelque part en réserve.
Comment sinon le petit nombre de nos jours
peut-il remplir les greniers infinis du temps ?
Comment sinon un seul instant
peut-il déplacer une pierre ?

Celui à qui il a été peu donné
le porte sur son cœur.
Celui à qui il a été beaucoup donné
le laisse perdre entièrement.

Tous les chemins sont égaux en longueur dans le temps.

Traduit de l’estonien par Jean-Pierre Minaudier

http://www.litterature-estonienne.com/ristikpoemes.html

Parole de Le Cœur D’un Enfant: Michel Jonasz

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Le cœur d’un enfant c’est grand
Des vaisseaux spatiaux s’y baladent
Et si leurs Mamans tombent malades
Elles guérissent en regardant dedansOn y voit des goélands
On y boit des rivières d’orangeade
En écoutant les galopades
D’un cheval pur-sang

Le cœur d’un enfant c’est grand
L’amour s’y déverse en cascade
L’ours blanc fait des glissades
Sur la seule neige du monde qui dure vraiment

Le cœur d’un enfant c’est grand
Le temps s’y transforme en espace
Et l’espace en un instant
Peut dev’nir le temps qui passe

On croise un éléphant blanc
Deux indiens en embuscade
Un troupeau d’élans qui gambadent
Un cheval pur-sang

Le cœur d’un enfant c’est grand
On y voit la lune qui s’déplace
On y voit le bleu firmament
Dans l’coeur d’un enfant y’a d’la place

Le cœur d’un enfant… c’est grand

Tombe, tombe la pluie

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Tombe, tombe, tombe la pluie
Tout le monde est à l’abri
Y’a que mon petit frère
qu’est sous la gouttière
pêchant des poissons
pour toute la maison.

http://comptines.tv/tombe,_tombe_la_pluie

Chansons : Le chanteur des rues – Joe Dassin

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Dans les chansons d’avant-guerre,
Celles de nos chanteurs des rues,
Il fallait faire pleurer la France entière,
Raconter des histoires vécues.
Héros d’la classe ouvrière,
De Jean Jaurès à  Duclos,
La mode était aux sanglots populaires,
Plus tristes encore que les journaux.

C’était toujours une pauvrette
Qu’avait pas d’papa d’maman
Qu’un bourgeois séduisait à  la sauvette
Et plaquait immanquablement.
Elle se retrouvait fille-mère,
Et comme de bien entendu,
Pour échapper à  sa triste misère,
Elle allait se vendre à  la rue.

C’étaient de longs mélodrames
Qui finissaient crescendo,
L’homme épuisé, le soir, battait sa femme
Et buvait sa paye au bistrot.

Chansons révolutionnaires,
Pavés d’la rue Damrémont,
Le temps des c’rises sur un vieux limonaire,
Sauver sa Patrie, sa Nation,
Chansons des anniversaires,
Un p’tit air d’accordéon,
Pour faire guincher les Milou, les Prospère
Dans un bougnat bois et charbon.

Toutes les chansons populaires,
Celles de nos chanteurs des rues,
S’en sont allées rejoindre, à  leur manière,
Les brumes, comme de bien entendu.
Héros d’la classe ouvrière,
De Jean Jaurès à  Duclos,
Qui chaviraient le cœur de ma grand-mère,
Joinville n’est plus au bord de l’eau.

Au bord de l’eau

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Au bord de l’eau

frpar René-François SULLY Prudhomme

S’asseoir tous deux au bord d’un flot qui passe,
Le voir passer ;

Tous deux, s’il glisse un nuage en l’espace,
Le voir glisser ;

A l’horizon, s’il fume un toit de chaume,
Le voir fumer ;

Aux alentours, si quelque fleur embaume,
S’en embaumer ;

Si quelque fruit, où les abeilles goûtent,
Tente, y goûter ;

Si quelque oiseau, dans les bois qui l’écoutent,
Chante, écouter…

Entendre au pied du saule où l’eau murmure
L’eau murmurer ;

Ne pas sentir, tant que ce rêve dure,
Le temps durer ;

Mais n’apportant de passion profonde
Qu’à s’adorer ;

Sans nul souci des querelles du monde,
Les ignorer ;

Et seuls, heureux devant tout ce qui lasse,
Sans se lasser,

Sentir l’amour, devant tout ce qui passe,
Ne point passer !

http://www.poesee.com/fr/poesie/rene-francois-sully-prudhomme/au-bord-de-l-eau.html

Herbe de la pampa

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L’herbe de la pampa provient du Chili, du Brésil et d’Argentine. Son nom commun est issu de l’appellation des prairies argentines (pampas).
Cultivée et vendue comme plante ornementale, sa taille et son exubérance en ont fait une plante d’ornement fort appréciée ; elle est plantée seule ou en groupes, en massifs ou en haies.Elle a ainsi été introduite en France et en Irlande, mais aussi en Australie et Nouvelle-Zélande où elle a été recommandée comme fourrage, protection contre le vent et stabilisateur de sol.